Dimanche 28 octobre 2007
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B. Les acteurs du marché
Les acteurs du marché ont déjà précédemment été cités. Pour rappel, le marché du Web sémantique et des technologies sémantiques est actuellement un marché de la recherche et développement et non
un marché ou le déploiement d’applications opérationnelles est immédiatement réalisable.
Par conséquent, on retrouve sur ce marché un bon nombre d’investisseurs parmi lesquels on trouvera les investisseurs institutionnels, les grands groupes qui désirent faire
de la veille technologique et les gouvernements. On retrouvera également un autre type d’acteur, les chercheurs et les entreprises de recherche fondamentale. Certaines entreprises se sont d’ores
et déjà positionnées dans le développement de produits issus des technologies sémantiques. C’est sur ces dernières qu’il est intéressant de porter l’attention pour savoir quelle tournure prend le
marché.
Inférence[1]Ce
tableau identifie approximativement les 60 entreprises qui commercialisent des technologies sémantiques. Cette liste représentative n’est pas exhaustive. Les fournisseurs de technologies
apparaissent par ordre alphabétique, groupé par fonction de recherche. Les catégories mises en avant sont celles qui correspondent le mieux au marché des primo adoptants. Les fournisseurs
suivent les standards du Web sémantique à des degrés variables.
Une étude effectuée par TopQuadrant montre que les technologies propriétaires de certaines entreprises, développées avant l’émergence des standards du Web Sémantique, étaient initialement disséminées mais qu’à présent, ces technologies sont en voie de supporter ces standards.
Une étude effectuée par TopQuadrant montre que les technologies propriétaires de certaines entreprises, développées avant l’émergence des standards du Web Sémantique, étaient initialement disséminées mais qu’à présent, ces technologies sont en voie de supporter ces standards.
C. Poids économique présent et à venir du Web Sémantique
Le graphique ci-dessus met en avant les vagues cumulatives d’investissement et les retours attendus du marché des technologies sémantiques pour la période de 2000 à 2010. Les trois courbes
d’investissement inclus : (1) les fonds investis par les gouvernements dans la recherche développement, (2) les fonds investis par les investisseurs institutionnels et la commercialisation
de produits et services provenant d’entreprises fournisseurs de technologies de l’information et de la communication et (3) des fonds investis dans la recherche développement par les primo
adoptants. Les deux principales courbes de retour attendu du marché sont : (a) le retour sur les ventes pour les fournisseurs qui ont commercialisé les technologies sémantiques et (b) les
retours pour les primo adoptants des technologies sémantiques, qui sont mesurés en termes de gain d’efficacité. La vague technologique de la sémantique devrait permettre aux investisseurs
d’obtenir des retours sur investissements positifs dans un court laps de temps. Le marché est prévu pour rapporter 40 à 60 milliards de dollars en 2010.
Investissements réalisés et prévus dans les technologies sémantiques jusqu’à 2010 par source
d’investissement (en milliards de dollars)
L’étude est réalisée sur trois grandes régions : l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord.
Les chiffres résument l’amplitude d’investissement provenant de trois sources : les fonds de recherche et développement alloués par les gouvernements, les fonds investis
par les investisseurs institutionnels et la commercialisation faites par les industries.
Le développement des technologies sémantiques est perçu positivement au niveau mondial et implique l’engagement d’importantes ressources. Ces technologies sont mondialement
perçues comme essentielles pour le marché mondial de la connaissance. Le lien entre l’investissement en recherche et développement et une croissance économique positive du secteur est reconnu
de manière générale.
Un rapide départ et une concentration sur la sémantique et les technologies de la connaissance ont donné à l’Europe une position de leader sur ce secteur. D’autres pays ont
pris le train en marche afin de permettre à leur économie de devenir plus compétitive sur ce marché en création.
Les stratégies de recherche et développement diffèrent en fonction des régions :
L’Amérique du Nord (USA + Canada) : Plus de la moitié des investissements réalisés par le gouvernement des Etats-Unis est concentré sur la sécurité, la veille et la
défense. Systèmes cognitifs, Web sémantique, agents, interopérabilité sémantique, intégration des technologies sémantiques, automatisation des opérations, infrastructure internet,
« semantic grid », sont autant de domaines de recherche financés par les gouvernements. Tous ne sont pas répertoriés pour des raisons de sécurité.
L’Union Européenne :les objectifs fixés par l’Union Européenne en matière d’investissement dans la recherche et développement sont de passer de 1,9% du PIB en 2000 à 3% du PIB
en 2010. Le niveau des investissements du gouvernement Américain est d’environ 2,8% du PIB. Alors que l’Union Européenne a dépensé 3 milliards de dollars en recherche développement sur la
période 2000-2004, dont 500 millions dans les technologies sémantiques alimentant 350 projets, en mars 2004, elle a décidé de doubler les budgets alloués pour la recherche sémantique sur la
période 2007-2013.
L’Asie (Corée du Sud + Japon + Chine + Inde) : L’Asie est la région étudiée qui grossit le plus rapidement en termes d’investissement. Elle devrait prendre la place de
leader à l’Europe d’ici 2010. Les stratégies suivies par les pays asiatiques en termes de technologies de l’information et de la communication font apparaître un positionnement sur
l’externalisation des infrastructures de communication, la mobilité et la prochaine génération de concepts Web. La Corée du Sud domine le monde en termes de pénétration du marché. Le Japon
est bon deuxième. L’économie Chinoise est seconde derrière les Etats-Unis (6500 milliards de dollars contre 11000 milliards). La banque Mondiale estime que la Chine sera première en
2010-2012. La Chine a concentré ses recherches en technologies sémantiques sur l’aspect « semantic grid » (Grid Computing[1]).
[1] Cette technologie permet d'avoir accès à de nombreuses ressources informatiques telles que des serveurs de
calcul, serveurs de données, éléments réseau, le tout avec la même facilité que le courant électrique lorsqu'un interrupteur est actionné. De manière plus formelle, le Grid Computing est
une forme d'informatique distribuée, basée sur le partage dynamique des ressources entre des participants, des organisations et des entreprises dans le but de pouvoir les mutualiser, et faire
ainsi exécuter des applications de calcul intensif ou des traitements de très gros volumes de données. Ces applications ne seraient pas possibles au sein d'un seul organisme ou d'une seule
entreprise.
Par Mickaël DUCORNET
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Publié dans : Web Sémantique
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